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Butte Pinson : la promenade transversale se dessine

Butte Pinson : la promenade transversale se dessine

Situé au cœur de l’agglomération parisienne, dans un secteur fortement urbanisé et carencé en espaces verts, l’Espace naturel régional de la Butte Pinson a tout le potentiel d’un lieu de promenade et de contact à la nature. Depuis 2010, Île-de-France Nature y conduit un chantier de réaménagement ambitieux afin de reconquérir progressivement, pour le bonheur des promeneurs et des riverains, un site anciennement exploité pour ses ressources de gypse. Aujourd’hui, la cinquième phase du projet est en cours : la promenade transversale, permettant de rallier la Butte Pinson depuis le centre urbain, sera bientôt ouverte au public.

Une reconquête par étapes

Projet d’envergure aux multiples facettes sur un territoire d’une superficie de 120 hectares environ, abandonné depuis la fin de l’exploitation des carrières de gypse dans les années 60, l’aménagement conçus par Île-de-France-Nature imposait un phasage précis des opérations pour une bonne conduite sur le long terme. Une avancée lente et planifiée, qui se fait au gré des acquisitions foncières en vue d’accéder à une pleine maîtrise du site, afin de pouvoir assurer la reprise de parcelles naturelles dégradées et de mettre en œuvre progressivement les aménagements programmés dans le cadre d’un schéma directeur global.

  • Phase 1 : le ruban vert (2012-2014)
  • Phase 2 : les jardins familiaux et partagés (2015)
  • Phase 3 : le parc sud (2018-2020)
  • Phase 4 : le Bois Moreau Fontaine (2019-2020)
  • Phase 5 : la promenade transversale (2022-2023)
  • Phase 6 : la plaine des bas jardins (2024-2025)

Le ruban vert (2012-2014)
Ce qu’on appelle désormais la « dorsale » de la Butte Pinson ou « ruban vert » a été la première étape structurante du projet : cette large allée piétonne, qu’accompagne une vaste prairie tondue, serpente sur plus d’un kilomètre à travers la Butte Pinson et relie la rue de Pierrefitte, à Montmagny, au Parc Sud, à Villetaneuse, tout en desservant les boisements attenants, les jardins familiaux, ou encore la ferme pédagogique par de nombreux chemins de tonte et sentiers latéraux.

Les jardins familiaux et partagés (2015)
L’aménagement des jardins familiaux et partagés a permis aux habitants de se réapproprier plus d’un hectare de terre de la Butte Pinson. Ils y cultivent 38 parcelles. Les arbres fruitiers préexistants ont été préservés lorsque leur état sanitaire le permettait, d’autres variétés anciennes ont été plantées. Un poulailler collectif a vu le jour sur l’une de ces parcelles, investi par des écoles, des centres sociaux et des associations locales issues des quatre communes.

Le parc sud (2017-2020)
Les travaux d’aménagement du Parc Sud de la Butte Pinson ont démarré à l’automne 2017. Ils ont permis de redonner ses lettres de noblesses à cet ancien parc départemental, qui souffrait, par son délabrement et son manque d’équipement, d’une mauvaise réputation. Le site a été sécurisé, et surtout, valorisé par des travaux ambitieux : réaménagement de la grande plaine de jeux et ses abords, valorisation des entrées principales et chemins, restauration de la mare et réalisation d’un belvédère en haut de la cascade végétalisée pour profiter d’une vue plongeante sur le cœur du parc. Le parc sud est désormais réinvesti par les familles, les promeneurs et de nombreuses activités culturelles et sportives.

Le bois Moreau Fontaine (2019-2020)
Associé à une nouvelle entrée au nord-est de la Butte et la desserte du tramway en proximité, cet aménagement a permis de valoriser 4,5 hectares de bois, 400 mètres de chemins et de désenclaver le quartier voisin. Cet espace naturel offre aujourd’hui des opportunités de promenade dans des ambiances diverses de jardins, vergers (200 arbres plantés), clairières, en lisère de bois puis jusqu’au cœur des boisements.

La promenade transversale, cinquième tranche des travaux d’aménagement

Les espaces verts et urbains gagnent à s’ouvrir les uns aux autres. Tout en améliorant le cadre et la qualité de vie des riverains, la création de continuités est indispensable pour faciliter l’accès et la circulation des personnes aux espaces naturels depuis les zones résidentielles. Sur Montmagny, le projet prévoit donc 6 hectares de nature bientôt ouverts au public autour d’une grande promenade transversale d’environ 700 mètres reliant le centre urbain au ruban vert dans des ambiances variées.

  • Depuis le Ruban vert, la promenade et ses abords vous offriront un point de vue sur les coteaux de Montmorency et les buttes du Parisis.
  • Par une passerelle, vous pourrez désormais franchir en toute sécurité le ru d’Arra pour accéder à une collection de vivaces et graminées à vocation conservatoire et pédagogique.
  • Enfin, de nouvelles parcelles de jardins familiaux et partagés mis à disposition des riverains prolongent ces aménagements et s’insèrent dans le tissu résidentiel.
La future promenade transversale

La promenade transversale en chiffres :

  • 700 mètres de promenade
  • 6 hectares de parc
  • 2 hectares d’espace actuellement fermé au public
  • 2 hectares de friche boisée
  • 1,5 hectare de vivaces et graminées
  • 0,5 hectares de boisement

Les travaux ont démarré en octobre 2022 et aboutissent au printemps 2024. Une étape de plus franchie dans un projet d’envergure de reconquête, de préservation et de renaturation de ce site naturel remarquable du Val d’Oise de la Seine-Saint-Denis.

Nos partenaires :

  • Commune de Montmagny
  • Communauté d’Agglomération Plaine Vallée
  • Commune de Villetaneuse
  • Plaine Commune Grand Paris
  • Département du Val d’Oise
  • Département de Seine-Saint-Denis
  • Syndicat Intégré Assainissement et Rivière de la région d’Enghien-les-Bains (SIARE) 
  • Syndicat Émeraude de la Vallée de Montmorency
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Lancement du deuxième appel à manifestation d’intérêt «Retour de la nature en ville»

Lancement du deuxième appel à manifestation d’intérêt
«Retour de la nature en ville»

Île-de-France nature réaffirme son soutien aux collectivités territoriales porteuses de projets de renaturation

© Jean-Louis Aubert

Île-de-France Nature, qui protège et gère le patrimoine naturel régional, développe une stratégie ambitieuse de renaturation, en réponse à l’objectif « Zéro artificialisation nette » et à ceux du « Plan régional d’adaptation au changement climatique » (PRACC). Le vif succès rencontré par le 1er appel à manifestation d’intérêt « Retour de la nature en ville » lancé fin 2022 (119 dossiers déposés) a révélé les besoins prégnants de renaturation des communes et des intercommunalités de la région, mais également leurs engagements et leurs attentes pour mener à bien leurs projets. Forte de ce constat, Île-de-France Nature lance une deuxième session qui a vocation à accompagner en priorité les projets de renaturation et de création d’espaces verts en zone dense et au sein des continuités identifiées dans les documents stratégiques régionaux tels que le Schéma directeur régional d’Ile-de-France (SDRIF) et le projet de Schéma directeur environnemental (SDRIF-E). Pas moins de 2 millions d’euros pourront être alloués aux collectivités porteuses de projets de renaturation dans le cadre de cet appel à manifestation d’intérêt.

Des espaces verts et de nature prégnants en Île-de-France mais inégalement répartis

Si les forêts, les espaces naturels et les espaces verts urbains constituent près d’un tiers de la surface de l’Île-de-France (31 %), leur répartition actuelle est inégale.

Conséquence ? Sur les 1 276 communes d’Île-de-France, pas moins de 919 d’entre elles sont carencées en espaces verts accessibles, et 53 très carencées. 75 % des communes proposent ainsi un ratio d’espaces verts par habitant insuffisant (moins de 10 m2 d’espaces verts/habitant), et/ou une accessibilité insatisfaisante à des espaces verts de respiration pour 30 % de leurs habitants [1]. Au regard de l’enjeu environnemental, climatique, sanitaire et social, cet appel à manifestation d’intérêt « Retour de la nature en ville » constitue, aux côtés du Plan vert régional et du dispositif « Création d’îlots de fraîcheur et de toitures végétalisées », l’une des premières déclinaisons opérationnelles pour adapter les villes aux effets du changement climatique.

En s’appuyant sur les solutions fondées sur la nature, les collectivités s’engagent auprès d’Île-de-France Nature à faire entrer davantage la nature dans les espaces urbanisés et à en faire un objectif prioritaire de leurs plans d’actions.

[1] La carence en termes d’accessibilité s’exprime lorsque 30% des habitants de la commune sont situés, en distance à pied de leur domicile, à la fois à plus de :

  • 200 m d’un très petit (moins d’un hectare) espace vert ou boisé ouvert au public,
  • 300 m d’un petit espace (de 1 à 10 ha),
  • 600 m d’un moyen espace (de 10 à 30 ha)
  • 1200 m d’un grand espace

Désartificialiser et végétaliser pour retrouver une fonctionnalité écologique des espaces

En mettant en place une aide à l’ingénierie de projet via cet appel à manifestation d’intérêt, Île-de-France Nature propose de participer au financement des études prospectives, pré-opérationnelles et techniques des collectivités pour répondre à leurs besoins en matière de maturation et de conception des projets.

La réalisation en tant que telle de ces projets pourra être par la suite subventionnée par des aides de la Région et des partenaires, au premier plan desquelles le Plan Vert régional, géré par Île-de-France Nature, ou encore le dispositif « Création d’îlots de fraîcheur et de toitures végétalisées ».

L’objectif de renaturation des villes vise à accroître les surfaces sur lesquelles seront créées des espaces urbains végétalisés abritant des espèces locales et variées. Sur ces places, espaces publics, friches urbaines, espaces linéaires arborés accompagnant les voiries… le but est d’associer un travail de végétalisation et de désartificialisation des sols pour leur permettre de retrouver leur fonctionnalité écologique.

©Thibault d’Argent

Quelques projets phares de renaturation

Renaturation d’un ancien chantier RATP et création d’un parc à Rosny-sous-Bois (93)

L’objectif est d’étudier le potentiel de renaturation des espaces à proximité immédiate de la future station de métro « La Dhuys » (Ligne 11 Est) et de créer le parc du Coteau : un véritable écrin de biodiversité et une étape marquante dans la Promenade des Hauteurs, en connexion avec le parc des Guillaumes.

  • Secteur carencé
  • Emprise du projet : 11 600 m²
  • Potentiel d’espaces verts créés : 6 000 m²
  • Montant de la subvention : 100 000 € HT

Extension et requalification du parc Schuman à Montrouge (92)

Après l’acquisition de nouvelles parcelles bâties en bordure du parc, la ville de Montrouge souhaite les déconstruire pour agrandir le parc et créer une nouvelle entrée. Elle prévoit dans le même temps la requalification globale du parc avec de nouvelles plantations et la réfection des chemins.

  • Secteur très carencé
  • Espaces verts créés : 1 600 m2
  • Montant de la subvention : 500 000 € HT

Création d’un espace vert public au cœur du quartier des Larris à Fontenay-sous-Bois (94)

Le projet consiste à créer un espace vert sur un ancien centre commercial acquis par la Ville. Les bâtis seront démolis pour retrouver des espaces en pleine terre avec plantations d’essences locales, création de cheminements et d’un potager.

  • Secteur très carencé
  • Espaces verts créés : 2 000 m2
  • Projet également soutenu au titre du Plan vert
  • Montant de la subvention : 108 552 € HT

Plus d’informations et dépôt des candidatures:

Règlement d’intervention : retrouvez ici le règlement d’intervention du 2e appel à manifestation d’intérêt « Retour de la Nature en ville »

Dépôt des candidatures : La date butoir est reportée au 31 mars 2024 pour permettre aux porteurs de projets de finaliser leur dossier, qui est à déposer sur la plateforme « Mes démarches » de la Région (Téléservice « AMI Retour de la nature en ville : soutien aux études de renaturation et de création d’espaces verts »).

Contact : renaturation@iledefrance-nature.fr

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26 propositions citoyennes pour la forêt

26 propositions citoyennes pour la forêt

21 mars 2023 – En cette journée internationale des forêts s’est tenue la restitution publique de la Convention citoyenne sur la forêt et le bois en Île-de-France organisée par FIBOIS dans le cadre de la 3ème édition des états généraux de la forêt et du bois. Cette grande concertation à laquelle contribue immanquablement Île-de-France Nature, en tant que gestionnaire des forêts régionales, a permis de réunir les professionnels de la filière forêt-bois et un panel citoyen constitué de 11 femmes et 9 hommes.

Riche des deux premières éditions des États Généraux de la forêt et du bois en Île-de-France, qui ont démontré la nécessité de créer un espace de dialogue entre les différents maillons de la filière forêt bois et la société civile, Fibois Île-de-France (association interprofessionnelle de la filère bois-forêt) a souhaité ouvrir le débat autour de la forêt et du bois à l’ensemble de la société civile d’Île-de-France. À l’issue d’un certain nombre de visites – dont la toute première en forêt régionale de Ferrières – de débats et de dialogues, 26 propositions citoyennes ont été formulées.

Comment la forêt et le bois en Île-de-France peuvent-ils contribuer à répondre aux besoins actuels et futurs des franciliens ?

Pour répondre à la question : «Comment la forêt et le bois en Île-de-France peuvent-ils contribuer à répondre aux besoins actuels et futurs des franciliens ? », le panel citoyen s’est réuni durant trois week-ends entre septembre et novembre 2022, accompagné par le cabinet Res Publica, pour échanger et débattre avec des scientifiques, représentants des pouvoirs publics, professionnels de la filière et associations environnementales Une restitution publique s’est tenue le 21 mars 2023. Une occasion pour Île-de-France Nature, intervenant à la table ronde dédiée à « la forêt comme espace à préserver et réserve de biodiversité », de présenter le projet de Réserve biologique intégrale en forêt régionale de Ferrières et le statut de « Forêt de Protection » de la forêt régionale de Bondy.

Un projet de réserve biologique intégrale en forêt régionale de Ferrières

A la proposition citoyenne n°4 pour un élargissement du nombre de réservoirs de biodiversité, Île-de-France Nature fait état lors de la restitution publique du 21 mars 2023 du projet de création d’une Réserve biologique intégrale en forêt régionale de Ferrières : 8 parcelles forestières identifiées, 84 hectares à préserver pour constituer un sanctuaire de biodiversité et lieu privilégié de suivi du peuplement forestier. Un projet qui complèterait les 8 Réserves biologiques intégrales existantes à ce jour en Île-de-France et auquel nous souhaitons une pleine réussite.

Bondy, forêt régionale classée « Forêt de protection »

La forêt régionale de Bondy est la première forêt de Seine-Saint-Denis classée en forêt de protection et également une fierté du patrimoine régional géré et entretenu par Île-de-France Nature. En accédant à ce statut, outil juridique le plus exigent du code forestier pour la protection de ces espaces naturels, la forêt de Bondy, bénéficie d’une interdiction de tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation ou la protection des boisements (art. L. 412-2 code forestier), comme le défrichement ou encore tout nouveau projet d’infrastructure, d’urbanisation ou d’artificialisation.

Cette restitution publique a aussi permis de créer des liens entre les participants afin de motiver de nouvelles dynamiques cohérentes avec les propositions citoyennes. Il s’agit d’un point d’étape dans l’ensemble de la démarche que sont les Etats Généraux de la forêt et du bois en Île-de-France qui aboutira fin 2023 avec un cahier d’engagements faisant écho à l’avis citoyen et auquel l’Agence Île-de-France nature ne manquera pas de rester associée.

Plus d’infos : États Généraux de la Forêt et du Bois en Île-de-France

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Plan vert de la Région Île-de-France : transformer la ville pour la renaturer

Plan vert de la Région Île-de-France : transformer la ville pour la renaturer

Les forêts, les espaces naturels et les espaces verts urbains constituent près du tiers (31%) de la surface du territoire régional mais leur répartition est très inégale. La Région a donc décidé, avec le Plan Vert adopté en 2017, d’inverser cette tendance. Objectif ? Créer 500 hectares de nouveaux espaces verts, et accompagner en particulier 935 communes carencées vers une amélioration du cadre de vie de leurs habitants, en faisant entrer davantage la nature dans les espaces urbanisés et en permettant à tous les Franciliens d’avoir accès à un espace vert et boisé à moins de 15 min à pied, Depuis, les projets des communes franciliennes sont nombreux à avoir vu le jour. Focus sur le parc Jacques Chirac de la commune de Joinville-le-Pont qui, en cœur de ville, a saisi l’opportunité de transformer un bâtiment désaffecté et une coulée verte très appréciée.

Après de longs mois de travaux, le parc Jacques Chirac a été inauguré en 2022, en lieu et place de l’ancien gymnase Pierre François, situé allée Henri Dunant à Joinville-le-Pont

2903 m2 d’espace vert ouvert au public : un projet local soutenu par le Plan vert

Même en plein mois de février, par un temps froid, le parc Jacques Chirac semble un incontournable pour les riverains. En effet, s’il est un parc propice à un moment de calme “au vert” en plein tissu urbain densifié, il a aussi été conçu pour être traversant : une voie de circulation évidente qui permet, même si l’on ne s’y arrête pas, de traverser une partie de la ville à pied sans avoir à emprunter des rues et des trottoirs.

Une courte promenade qui a tout pour plaire, puisque l’on y trouve du calme, des arbres et plantes aromatiques, des bassins et cascades d’eau, des canards et des poissons, des bancs et des jeux pour enfants. La faune et la flore réunies sur  ce petit morceau de nature en ville font consensus toutes générations confondues : : des seniors visiblement soucieux du bien-être d’un couple de canards, aux enfants émerveillés, en passant par les actifs toujours pressés qui, bien que de passage, trouvent là une respiration dans leur journée.

Un site totalement imperméabilisé à l’état initial
92 arbres, 1 859 arbustes, 220 plantes grimpantes, 10 000 vivaces et graminées, 156 plantes pour milieux humides et 8 700 bulbes ont été plantés sur le site d’un ancien gymnase amené à être désaffecté. Une parfaite occasion, à partir d’une contrainte existante, de conduire un projet urbain d’utilité publique et d’intérêt général. À l’état initial donc, le gymnase Pierre François, un imposant bâtiment, se dressait sur une parcelle plantée sur seulement 1,2% de sa surface. Le projet a permis aujourd’hui de rendre les sols de nouveaux perméables et végétalisés sur plus de 67% de la surface et d’ouvrir 2 903 m2 d’espaces verts au public. Tout en améliorant le cadre de vie global des habitants et usagers de cette commune, cet aménagement répond à l’un des principaux objectifs du Plan vert : préparer la région Île-de-France aux conséquences du changement climatique.

Tirer parti de l’existant

En zone urbaine dense, reconfigurer la ville est un challenge tant les infrastructures existantes contraignent les aménagements futurs. Et pourtant, dans un cas comme celui-ci, l’ingénierie de projet a permis le contournement de nombreuses contraintes.

Depuis 2008, la commune de Joinville-le-Pont œuvre à l’augmentation de l’accessibilité des espaces verts intra communaux.

Des locaux en sous-sol conservés
La dalle du gymnase conservée (930m²) a été  traitée comme une toiture végétalisée. Elle permet de conserver l’usage de locaux techniques qui préexistaient en sous-sol. Les surfaces plantées sur la dalle (500m²) reposent sur une épaisseur de substrat de 30 cm.

Une gestion des eaux de pluies au profit d’un cadre bucolique
Le terrain étant en forte pente, le projet a su saisir cette opportunité pour mettre en scène les eaux pluviales récupérées. La surface de dalle conservée forme un espace de rétention des eaux de pluie. Cette surface de captage et les volumes de stockage développés (drainage, plantation) permettent de gérer la quasi-totalité des eaux pluviales à la parcelle. Mises en circulation en circuit fermé, les eaux de pluie alimentent une mare et un chemin d’eau profitables à la faune comme aux promeneurs.

Circulations douces et accès aux personnes à mobilité réduite

Le dénivelé a été un moyen de mettre en scène l’accessibilité (rampe et escalier dans le prolongement du parvis de la mairie) et de favoriser les circulations douces. Le site est idéal pour permettre de relier, y compris avec un accès PMR, le quartier des Canadiens, particulièrement enclavé, jusqu’au cœur de ville.

Des conditions favorables à la biodiversité en ville
Deux zones réservées (accès limité par des clôtures et portillons) constituent des niches écologiques sur une surface totale de 468m². Elles accueillent des ruches, des nichoirs et font l’objet d’un plan de gestion différenciée : une adaptation des pratiques d’entretien des espaces verts visant à réduire l’impact environnemental de cet entretien tout en favorisant la biodiversité et en répondant aux besoins des usagers. Le jardin est largement planté d’espèces locales non allergènes adaptées à chaque situation (plantes aquatiques, plantation sur dalle…).

Le Plan vert d’Île-de-France : découvrir le dispositif

Le Plan Vert contribue à protéger l’environnement et à améliorer la qualité de vie des Franciliens tout en préparant la région à relever les défis environnementaux du XXIe siècle. Les initiatives mises en place visent à encourager les acteurs publics et privés et à sensibiliser les citoyens pour engager une transition écologique réussie dans une région densément peuplée.

L’Agence Île-de- France Nature s’occupait jusqu’à présent de l’instruction des demandes de subvention au titre du Plan vert. Désormais, elle gère l’ensemble du dispositif. Ses équipes se mobilisent, pour accompagner les collectivités et les soutenir financièrement à travers 2 types de projets : 

  • La création et l’ouverture au public de nouveaux espaces verts et de nature
  • L’amélioration de la qualité d’espaces existants permettant de les rendre plus favorables à la biodiversité, accroître leur résilience face aux changements climatiques et aux risques naturels et les rendre plus accessibles aux Franciliens.

Adopté en 2017, le Plan vert de la Région Île-de-France c’est aujourd’hui près de 180 projets réalisés pour un total de 781 hectares d’espaces verts et de nature concernés dont :

  • 580 hectares de nouveaux espaces verts et de nature créés et ouverts au public
  • 201 hectares d’espaces  verts existants requalifiés ou améliorés, rendus plus favorables à la biodiversité, plus résilients face au changement climatique et aux risques naturel, plus accessibles aux Franciliens.

Découvrir le dispositif

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« Retour de la nature en ville » : l’Appel à manifestation d’intérêt

« Retour de la nature en ville » : l’Appel à manifestation d’intérêt

Île-de-France Nature est une agence aux moyens renforcés pour agir au service de la préservation du patrimoine naturel et du cadre de vie des Franciliens. Elle travaille main dans la main avec l’Institut Paris Région et les services de la Région pour aller au contact des maires. L’objectif ? Les sensibiliser au potentiel de leur territoire en matière de renaturation et les aider à concrétiser leurs projets, avec un défi de taille : désimperméabiliser 5 000 ha et requalifier 2 000 ha de friches urbaines d’ici 2030. Pour identifier au plus vite les projets des communes et intercommunalités, Île-de-France Nature lance un Appel à manifestation d’intérêt, répondant ainsi à une forte attente des acteurs locaux dans ce domaine.

Renaturer les villes

En replaçant la nature au cœur des politiques de la ville, l’objectif de la Région Île-de-France est de rétablir des cycles naturels perturbés par des décennies d’artificialisation et d’accroître les surfaces urbaines ayant une fonction écologique. La renaturation du territoire est aussi un enjeu de santé et d’égalité, particulièrement dans les zones carencées en espaces verts, où les Franciliens n’ont pas accès – ou de manière insuffisante – à des espaces verts et boisés de proximité. Enfin, avec la création d’îlots de fraîcheur, la renaturation est aussi une première réponse face au dérèglement climatique.

La stratégie de renaturation de la Région répond donc à trois enjeux majeurs :

  • La reconquête de la biodiversité,
  • L’amélioration de la santé et du cadre de vie,
  • L’adaptation au changement climatique.

Appel à manifestation d’intérêt

Afin d’identifier dès maintenant les projets prêts à émerger, Île-de-France Nature lance un Appel à manifestation d’intérêt permettant aux communes et intercommunalités de bénéficier d’un financement de leurs études pré‑opérationnelles et d’un accompagnement dans la réalisation de leurs projets, qui pourra s’appuyer sur les dispositifs d’aides de la Région (Plan vert régional, aide à la création d’îlots de fraîcheur et de toitures végétalisées, Plan friches…).

Une liste de 145 communes prioritaires a d’ores et déjà été établie, couplant des critères de reconquête de la biodiversité, d’adaptation au changement climatique et d’amélioration du cadre de vie avec une volonté manifeste d’agir pour la renaturation.

Mais pour aller plus loin et accélérer le reverdissement de notre Région, Île-de-France Nature souhaite s’emparer d’autres zones à enjeux. L’Appel à manifestation d’intérêt s’adresse donc à toutes les communes et intercommunalités d’Île-de-France désireuses de mener un projet de renaturation sur leur territoire, et a fortiori aux quelque 935 communes carencées en espaces verts.

Vous êtes intéressés ? Faites nous parvenir rapidement votre candidature ! Les dossiers sont à adresser via le formulaire ci-dessous avant le 15 mars 2023.

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Découvrir l’Espace naturel régional du Moulin des Marais

Découvrir l’Espace naturel régional du Moulin des Marais

Dans le cadre d’un ambitieux projet de valorisation patrimoniale et d’accueil du public, Île-de-France Nature a aménagé le Bois Nord de l’espace naturel régional du Moulin des Marais. L’objectif ? Permettre l’accès du public à la pépite verte de Mitry-Mory et renforcer le lien et les connexions de cet espace de nature avec la ville et les quartiers résidentiels à proximité. Inaugurés en septembre 2022, ces aménagements sont la première séquence d’un plus vaste projet visant à établir de nouvelles liaisons avec les espaces naturels environnants et ainsi créer des continuités à l’échelle régionale.

Le canal de l’Ourcq © Jean-Louis Aubert 2022

Bienvenue au Moulin des Marais

L’Espace naturel sensible du Moulin des Marais est l’ultime vestige de l’un des plus vastes marécages d’Île-de-France au XVIIIe siècle. Situé au fond du vallon de la Reneuse d’où coule un petit affluent de la Beuvronne, près de la Marne, il est sillonné par le rû des Cerceaux. Au XIXe siècle, la construction du canal de l’Ourcq, qui traverse le site, en transforme profondément le fonctionnement.

Reconnu pour la richesse de ses milieux, abritant de fait une belle diversité d’espèces animales, le Moulin des Marais présente un potentiel biologique important en symbiose avec la présence de l’eau. Il joue un rôle de refuge pour les espèces des milieux humides et des milieux boisés dans un contexte urbain et agricole.

Le périmètre régional d’intervention foncière du Moulin des Marais

Sur cet espace de 280 hectares, classé Espace naturel régional sensible (ENS), Île-de-France Nature agit depuis 1992 pour restaurer et valoriser les différents milieux humides, améliorer l’accessibilité du site et établir de nouvelles liaisons avec les espaces naturels environnants.

Traversé par la voie ferrée de la ligne TGV, le site a pour singularité d’être séparé en deux entités distinctes.

  • Au Nord, des boisements typiques des milieux humides, en partie acquis.
  • Au Sud, le long de la berge Nord du canal de l’Ourcq, une ancienne tourbière, en partie plantée de peupliers, fait l’objet d’études et d’interventions ponctuelles qui visent à restaurer le milieu naturel d’origine.
Les premières séquences d’aménagement

Le bois Nord, porte du boisement vers Mitry-Mory

Les aménagements au Nord ont permis l’ouverture au public d’un bois de 3,5 hectares et de renforcer ainsi le lien avec la ville en créant une entrée principale ouverte sur Mitry-Mory et en créant des chemins transversaux permettant de connecter l’espace naturel au tissu urbain avoisinant. Un nouveau portail marque le seuil du bois et une allée centrale est créée pour faire revivre l’axe historique qui servait autrefois d’accès. Le promeneur peut ainsi découvrir, à l’ombre des aubépines, le mystérieux «menhir» et profiter de ce site surprenant, avec ses affleurements d’eau et ses anciens alignements d’arbres.

Les aménagements du Bois Nord

Un espace naturel sensible

L’espace naturel du Moulin des Marais est composé d’un ensemble de milieux enclavés dans des secteurs urbanisés ou agricoles. Le caractère humide de ces espaces en font la richesse mais aussi la vulnérabilité. La pollution des nappes et des rivières est sa principale fragilité. Le site exige aussi de rester vigilant sur son évolution naturelle vers un nombre réduit de végétations diversifiées, les dégradations d’origine anthropique (telles les plantations de peupliers), les effets de l’urbanisation et des infrastructures de transport. Face à ces perturbations, Île-de-France Nature œuvre à une stratégie de gestion active tenant compte de tous les enjeux écologiques du site.

Enfin, le réchauffement climatique agit aussi directement sur l’évolution des milieux et des peuplements forestiers. Les arbres, plus vulnérables, subissent les maladies. D’une année sur l’autre, la chalarose du frêne entraîne des interventions d’abattage et de mise en sécurité et par conséquent une modification du peuplement. Pour répondre à ce dépérissement et pour assurer un bon renouvellement des espaces forestiers, Île-de-France Nature œuvre, par des mesures compensatoires, à l’enrichissement des parcelles touchées.

L’Arc Boisé Marne Nord

Île-de-France Nature travaille à la création de grandes liaisons au niveau régional pour mettre différents espaces naturels en relation. Elle souhaite développer la mise en réseau du site du Moulin des Marais avec le canal de l’Ourcq, la Forêt régionale de Claye-Souilly et la Promenade de la Dhuis afin de faciliter les déplacements doux entre ces sites. Cette ambition implique d’utiliser au mieux le réseau existant, de tenir compte des infrastructures qui fragmentent ces espaces, de permettre le franchissement de celles-ci et et d’envisager à long terme de nouveaux ouvrages. À l’échelle régionale, ces perspectives ouvrent de nouvelles possibilités pour développer des chemins de grandes randonnées dits de gare à gare.

L’Arc boisé Marne Nord

Pour approfondir le sujet : feuilletez la plaquette «Grand projet»

 

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Voyage en images dans les paysages d’Île-de-France

Voyage en images dans les paysages d’Île-de-France

Envie de découvrir des paysages d’Île-de-France qui évoquent ceux du bout du monde ? Île-de-France Nature des Espaces Verts de la Région Île-de-France fait circuler sur tout le territoire une exposition voyageuse de 35 grandes photographies des paysages naturels qui nous entourent. Après bien des escales comme au Parc floral de Vincennes, dans la Forêt régionale de Bondy ou devant la Maison de l’environnement de Morsang-sur-Orge, l’exposition itinérante pose ses valises à Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne jusqu’au 30 mars.

Intitulée Voyages dans les espaces naturels d’Île-de-France, elle a pour objectif de révéler la diversité et la beauté du paysage francilien, mais aussi de démontrer comment nos paysages les plus proches peuvent ressembler parfois aux plus lointains aux quatre coins du monde. 

On peut le dire, ces clichés n’ont rien à envier à ceux du bout du monde ! 

À travers ses réserves naturelles régionales ou encore ses espaces agricoles et forestiers, les photographies vous invitent à voyager et à laisser parler votre imagination. Et si toutefois, cette exposition vous inspire des échappées du week-end dans les plus beaux espaces naturels préservés d’Île-de-France, l’Agence des espaces vert vous guide : https://www.iledefrance-nature.fr/tous-nos-espaces-naturels-regionaux/

Bon voyage !

Infos pratiques

  • L’exposition s’offre à vous sur les grilles de l’Hôpital Émile-Roux
  • le long de l’avenue de Verdun à Limeil-Brévannes
  • du 1er février au 30 mars 2022.
  • Accès libre, 7j/7, 24h/24
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Agriculture Événement Non classé Paysage

L’avenir de la Plaine de Montjean se dessine

L’avenir de la Plaine de Montjean se dessine

La Fête des jardins organisée le mois dernier à Rungis a marqué le coup d’envoi d’un projet partenarial d’envergure destiné à valoriser la plaine agricole de Montjean (94). Bruno Marcillaud, maire de Rungis, Philippe Helleisen, directeur général d’Île-de-France Nature et Sandy Messaoui, directeur de projet à Grand Paris Aménagement, en charge de l’agroquartier de Montjean, ont ainsi pu présenter en avant-première ce projet au public, lors de visites guidées. Entre pérennisation de l’activité agricole, amélioration du cadre de vie et restauration de la biodiversité, Île-de-France Nature, pilote du projet, fait le point sur le devenir de ce lieu d’exception, au carrefour de multiples enjeux.

À 7 km du centre de Paris, à la croisée des communes de Rungis, Fresnes, Wissous et à proximité immédiate du Marché d’intérêt national de Rungis, ces 30 hectares de terres agricoles d’une qualité exceptionnelle en étonnent plus d’un. Bordé d’importantes infrastructures de transports comme l’aéroport d’Orly, l’Orlyval ou encore les autoroutes A86 et A6, l’espace naturel agricole, qui jouxte un tissu urbain dense rassemblant un bassin de plus de 40 000 consommateurs potentiels, est un site hors du commun.

Projection – Plaine de Montjean – Crédit : Île-de-France Nature / Antoine Derrien

Pérenniser et dynamiser l’activité agricole de la plaine

À ce jour, deux maraîchers et arboriculteurs bio sont installés sur la plaine grâce à l’accompagnement d’Île-de-France Nature et de la mairie de Rungis. À terme, ce seront 3 projets supplémentaires de maraîchage et jusqu’à 3 autres activités agricoles (fleurs coupées, plantes aromatiques, élevage…) qui viendront s’ajouter.

Île-de-France Nature, propriétaire majoritaire (22 hectares), et la mairie de Rungis (0,5 hectare et des bâtiments) ont ainsi pour ambition de pérenniser et dynamiser cette activité au sein de la plaine, de la manière la plus vertueuse possible, notamment à travers :

– l’installation d’agriculteurs bio favorisant les circuits courts qui pourraient trouver, au sein même de ce tissu urbain, un bassin de consommateurs adeptes de produits locaux ;

– le recyclage des eaux de pluie, issues essentiellement du centre horticole de la Ville de Paris et de l’agro-quartier actuellement en cours de construction par Grand Paris Aménagement, pour l’irrigation des terres cultivées ;

– la restauration de la biodiversité, à travers la restauration de 2 000 m2 de zones humides et la création d’un réseau de haies entre les parcelles agricoles.

Un nouveau cadre de vie dès 2022

Offrir un meilleur cadre de vie aux riverains de la plaine de Montjean – et au public plus généralement – constitue l’autre cheval de bataille d’Île-de-France Nature et de la mairie de Rungis. Ce challenge est en passe d’être relevé grâce à de nombreux aménagements, mis en place dans le respect de l’activité agricole et des qualités paysagères du site. Ce sont ainsi près de 4 km de circulations douces mais aussi la plantation de 1 500 arbres et 3 000 arbustes qui viendront habiller cette plaine dès 2022.

Les chemins agricoles, véritables boucles de promenade accessibles aux piétons et aux cyclistes, ponctuées de bancs, de tables de pique-nique, de signalétique et de panneaux d’information, inviteront les promeneurs à s’approprier à leur manière cette plaine agricole, vivier de biodiversité et nouvel espace de respiration.

Un cadre de vie qui devrait être apprécié des nouveaux résidents des 250 logements de l’agro-quartier, situé en lisière de la plaine de Montjean, et constitué d’îlots de petite taille, ouverts sur des allées-prairies et accueillant des jardins familiaux. Cet agro-quartier, piloté par Grand Paris Aménagement (EPA ORSA), sortira de terre en 2023 et conduira à la plaine cultivée.

Le projet de la plaine de Montjean est ainsi une parfaite illustration de la dynamisation de l’agriculture périurbaine francilienne et de l’équilibre entre ville et nature, qui sont au cœur de l’action d’Île-de-France Nature. Sa concrétisation est rendue possible grâce aux partenariats noués et aux synergies développées avec la mairie de Rungis, Grand Paris Aménagement, le Conseil départemental du Val-de-Marne et la Ville de Paris.

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Événement Paysage

Sortie de l’ouvrage « Plus grand que la Seine. Acteurs en réseaux, paysages en projet » : le fruit d’une coopération territoriale !

Sortie de l’ouvrage « Plus grand que la Seine. Acteurs en réseaux, paysages en projet » : le fruit d’une coopération territoriale !

Depuis le 3 juin, le livre « Plus grand que la Seine. Acteurs en réseaux, paysages en projet » (éditions Parenthèses) est disponible en librairie ! En consacrant un ouvrage sur la Vallée de la Seine [1], l’École nationale supérieure du paysage (ENSP), en partenariat avec l’agence d’urbanisme de la région du Havre (AURH), révèle la diversité des acteurs mobilisés pour son avenir et valorise la place du paysage dans les projets d’aménagement, à toutes les échelles de ce territoire hors du commun. Le fruit d’un partage d’expériences unique auquel Île-de-France Nature a pu contribuer à travers deux articles consacrés à la Réserve naturelle régionale de la Boucle de Moisson et la Plaine de Montesson.

La Vallée de la Seine : un territoire aux multiples facettes

Savez-vous que la Vallée de la Seine est un territoire aussi vaste que la Belgique et aussi peuplé qu’Istanbul ou Moscou ? Il recouvre en effet une partie des régions Normandie (Manche, Calvados, Eure et Seine-Maritime) et Île-de-France (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val d’Oise et Yvelines). Près de 11 millions d’habitants ont élu domicile sur ce territoire aux multiples facettes, où diverses transitions sont à l’œuvre, tant sur le plan démographique que climatique et sociétal. Dans ce cadre, les projets d’aménagement sont déterminants.

Au-delà de rassembler les différentes connaissances sur ce territoire, « Plus grand que la Seine. Acteurs en réseaux, paysages en projet », à travers 40 exemples concrets, donne la parole aux acteurs investis, pour partager les bonnes pratiques et inspirer de nouveaux projets. Le but ? Encourager les décideurs à se projeter dans des aventures vertueuses pour leur territoire, fondées sur une collaboration entre habitants et experts, pour mettre en lumière, aménager ou protéger la Vallée de la Seine, tout en faisant évoluer son image.

Moisson & Montesson : des projets d’Île-de-France Nature mis à l’honneur

Parmi les sites mis en exergue dans cet ouvrage figurent la Réserve naturelle régionale de la Boucle de Moisson et la plaine agricole de Montesson, acquises et gérées par Île-de-France Nature pour le compte de la Région Île-de-France. L’occasion pour Île-de-France Nature de partager ainsi son expertise et ses pratiques d’aménagement et de gestion durables : conciliation entre l’accueil du public et la préservation de la biodiversité, production agricole de proximité, dynamisation de l’agriculture périurbaine francilienne…

Informations pratiques sur le livre

  • Sous la direction de : Joséphine Billey, Alexia Fesquet, Agnès Jacquin, Alexis Pernet.
  • Éditeur : Parenthèses
  • Collection : Architectures
  • 304 pages
  • Dimensions : 18 × 26,5 cm
  • ISBN 978-2-86364-373-0
  • PRIX : 34 €

[1] Cet ouvrage s’inscrit dans le cadre du Contrat de plan interrégional État-Régions (CPIER) Vallée de la Seine, dont l’ENSP anime le réseau Paysage depuis 2015. Ayant vocation à intégrer les projets et les démarches permettant de développer les synergies entre les acteurs de la Vallée de la Seine, ce contrat vise à construire l’avenir de ce territoire aux multiples facettes et à accompagner les transitions à l’œuvre tant sur le plan démographique que climatique ou sociétal.